Le mémoire de Marie

Le mémoire de Marie

Télétravail et indépendance : témoignage d’une autoentrepreneure

Qui ? Un profil, des idées.

Laetitia, jeune femme dynamique et souriante, mère de trois enfants, vit dans une petite bourgade de la région neufchâteloise en Seine-Maritime, avec son mari, chauffeur routier.

Récemment installée à son compte, sous le statut d’auto-entrepreneure, elle exerce la profession de secrétaire professionnelle, ou, pour coller à ses nouvelles activités, de « télésecrétaire »  son curriculum vitae est d’ailleurs en parfaite adéquation avec ce profil.

En effet, son activité est essentiellement centrée sur des prestations administratives aussi diverses et variées que : courriers, devis, compte-rendu, graphiques, brochures, flyers, thèses, faire-part, mailings…Avant d’aller plus loin dans la présentation de son métier, il est utile de faire un rapide retour en arrière, afin d’expliquer les raisons pour lesquelles Laetitia a décidé d’exercer son activité à domicile.

Quand ? Le temps de la réflexion.

« Reprendre la routine du bureau, il n’en était plus question ! »

« Plus de trajet autoroute, de frais de transport, de frais de nourrice en sus en cas d’heures supplémentaire au bureau. »

En fait, dès le mois de décembre 2008, sa décision était prise : son dernier enfant entrant à l’école en septembre 2009, Laetitia devait anticiper sur la création de son projet d’installation, d’autant qu’elle apprenait parallèlement le redressement judiciaire de l’entreprise dans laquelle elle ne se sentait plus pleinement investie et où elle n’envisageait même pas de proposer une solution de télétravail à son patron.

La bonne aubaine : « Quelle opportunité ! J’allais pouvoir voler de mes propres ailes sans soucis ! »

A cette étape du récit, on pourrait penser que Laetitia aurait pu commettre l’erreur d’envisager une démission très rapidement ; au contraire, elle a pris contact avec le mandataire judiciaire qui lui a confirmé la liquidation judiciaire de la société en mai 2009, date à laquelle elle était supposée réintégrer son poste.

Il lui fallait patienter quelques semaines tout en poursuivant le montage de son projet, de façon à être opérationnelle le jour où elle déciderait de la présenter officiellement aux organismes concernés.

Les différentes étapes de la mise en place de son projet étaient franchies avec une aisance quasi irréaliste ! Tous les éléments du puzzle s’emboîtaient les uns dans les autres avec une telle rapidité que, dès la fin du mois de mars 2009, le nom, le logo et la charte graphique étaient créés ; les supports publicitaires (plaquettes, dépliants) et les premières cartes de visite commandées : Plume @ssistance était née !

Une première distribution de plaquettes de communication dans des lieux stratégiques de sa bourgade va permettre à Laetitia de se faire connaître et de resserrer les liens de voisinage ; sa famille et ses amis sont également mis à contribution.

Comment ? Profil et qualités du télétravailleur.

L’atout majeur de Laetitia est certainement sa capacité d’anticipation et surtout sa facilité à prendre les bonnes décisions sans perte de temps, avec enthousiasme et dynamisme.

Les premiers moments d’euphorie atténués, Laetitia poursuit donc sa quête de travailleuse indépendante en se connectant sur internet pour des recherches régulières. C’est ainsi qu’elle découvre, en surfant sur plusieurs sites de télésecrétaires, celui de Nathalie Crépin. Son book « Je veux être télésecrétaire » est un petit guide à l’usage de toutes les femmes qui veulent devenir télésecrétaires.

Laetitia a lu avec attention cet ouvrage, dans lequel se trouve l’intégralité des réponses qu’elle s’était  posées ; elle n’a donc pas souhaité aller plus loin dans la lecture de témoignages.

Notre future autoentrepreneure dispose de quelques semaines pour peaufiner son projet puisqu’elle ne sera licenciée économique qu’en juin 2009 ; il lui restera à réunir les documents indispensables à l’ouverture officielle de sa structure.

Avec qui ? La rencontre avec les professionnels.

Son licenciement étant prononcé le 24 juin 2009, Laetitia adhère immédiatement au Contrat de Transition Professionnelle, lui permettant d’être libérée de l’obligation d’effectuer un préavis de 2 mois, détail non négligeable car un gain de temps évident pour la poursuite de son projet.

Elle obtient un rendez-vous avec un conseiller du Pôle Emploi le 6 juillet : prise en compte de son projet de création d’entreprise, orientation efficace vers la Boutique de Gestion de Haute-Normandie.

A ce stade des démarches, il faut que, plus un projet de création d’entreprise est anticipé, plus vite vont se succéder les séances d’élaboration du dossier, à savoir :

  • Le bilan de compétence
  • L’évaluation préalable à la création ou reprise d’entreprise

Laetitia s’étant présentée à son conseiller avec un dossier déjà bien avancé, il ne restait plus qu’à traiter les aspects juridique et financier, c’est-à-dire l’étude de marché et le budget prévisionnel.

Le projet est validé et accepté par la Commission mais le conseiller ne cache pas à Laetitia que la partie la plus difficile sera sans aucun doute l’aspect marketing, ce dont elle se doutait bien avant de le rencontrer.

Laetitia est dirigée ensuite sur la Chambre des Métiers de Dieppe où il sera procédé à l’inscription officielle de Plume @ssistance, associée à une demande d’ACCRE.

Le tour était joué, 10 jours après Laetitia recevait son Kbis.


Note : ce texte est issu du mémoire de Licence (obtenue en juin 2010) de Marie Le Roux et ayant pour thème le télétravail – Merci à Marie.



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