Les nacelles d’Airbus fabriquées en Normandie

Les nacelles d’Airbus fabriquées en Normandie

10 000 Normands travaillent dans l’aéronautique. Un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros et 400 embauches par an. Elles passeront à 4 000 les cinq prochaines années.
 
10 000 salariés

Lorsqu’on parle aéronautique et espace en France, on pense à Airbus à Toulouse ou Ariane à Kourou mais pas à la Normandie. C’est pourtant à Gonfreville-l’Orcher, près du Havre qu’Aircelle fabrique les nacelles de l’A380 et de Boeing. Aircelle emploie 1 500 salariés. C’est à Caudebec-en-Caux que Revima Apu révise les trains d’atterrissage des A320. 200 emplois. C’est à Vernon près de Giverny que la Snecma, met au point les moteurs d’Ariane 4 et 5… Près de 200 entreprises sont implantées en Normandie.

Du grand groupe national (Snecma, Thales…) jusqu’à la micro-entreprise de quatre ingénieurs. Elles emploient quelque 10 000 salariés dont 2 500 dans les PME-PMI et sous traitants plus nombreux en Basse-Normandie. Pour un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros.

Normandie AéroEspace

En 1998, Gérard Lissot, alors PDG de Snecma-Vernon, se trouve un peu seul. Il établit le contact avec des confrères du secteur. Ainsi naît en 2005 « Normandie AéroEspace » étendu en 2007 à la Basse-Normandie. En 2011, 45 entreprises y adhèrent : 18 en Basse, 27 en Haute. But : faire reconnaître l’aéronautique normand. Du 24 au 26 juin, 21 entreprises normandes seront au salon du Bourget. « Il a lieu tous les 2 ans, en 2012 nous serons au salon de Farnborought en Grande-Bretagne », prévoit Philippe Eudeline, directeur technique de Thales Air Systems à Ymare près de Rouen. Il a succédé à Gérard Lissot à la présidence.

L’aéronautique recrute

« L’aéronautique a moins souffert de la crise que d’autres secteurs industriels. Les PME-PMI ont 32 millions d’euros d’ordres devant elles » se réjouit Philippe Eudeline. « Nous embauchons 400 personnes par an. Avec une pyramide des âges élevée, nous aurons 3 000 à 4 000 départs en retraite dans les 5 ans. 30 à 40 % de nos effectifs ! ». D’où un gros travail de sensibilisation et de partenariat avec les écoles d’ingénieurs dont l’EnsiCaen pour trouver et former des personnels qualifiés.


Source : Xavier Oriot dans Ouest France Emploi – 6 mai 2011



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