Un couple d’Héraultais invente l’oléothérapie

Un couple d’Héraultais invente l’oléothérapie

Crème de jour, gommage, lait, savon… un couple d’Héraultais lance une gamme de cosmétiques bio innovante, entièrement pensée autour de l’olive. « C’était le secret de beauté des plus belles femmes de la Rome antique », rappelle Raphaël Colicci. Avec son épouse Elisabeth, cet ex-kinésithérapeute, aussi « passionné » par les médecines douces que par le travail de la terre, a multiplié les expériences professionnelles avant de se lancer dans la culture de l’olivier et de variétés oubliées de fruits et légumes en production biologique. Pour aller chez les Colicci, à Saint-Privat, au cœur du Haut Languedoc, il faut tourner à la croix de grès et suivre le chemin de la bruyère, passer l’oliveraie où les rosiers ont pris pied.

Deux gîtes, une piscine naturelle, un potager, on est loin de la façade classique d’une entreprise. A mille lieues, aussi, de l’image aseptisée des standards de la remise en forme. Là réside le concept d’Oleatherm : un centre de bien-être « artisanal » qui accueillera quatre clients maximum, avec des « protocoles de soins anciens » utilisant la gamme Omphacine. C’est ainsi que les anciens nommaient l’huile extraite d’olives très vertes. Le nom est breveté, comme les secrets d’une gamme de beauté scientifiquement validée pour sa richesse en squalènes et polyphénols, des molécules anti-vieillissement.

Les Colicci jouent la carte locale, l’agriculture raisonnée et le bio-responsable, jusqu’aux emballages en papier recyclé imprimé avec des encres d’eau. « Ici, tout est petit », lance fièrement Raphaël Colicci. Le cancérologue Henri Pujol et Jacques Dubois, ancien directeur de recherche chez Pierre-Fabre, soutiennent l’initiative. De grands noms de la cosmétique et de la remise en forme n’ont pas caché leur curiosité.

« Je ne vais pas me lancer dans le business. On se bat pour ce territoire, il faut retrouver le bon sens de nos grands-parents », explique Raphaël Colicci. L’homme est entier comme le “totum”, qui considère l’olive dans son ensemble, de la pulpe (pour des boues enveloppantes) au noyau (un gommage), parce qu’ »il n’y a pas de sous-produits » dans le fruit. L’histoire fait penser aux débuts de Caudalie, développée dans le Bordelais autour du raisin. Le parallèle fait rêver : « On a levé un gros lièvre. »

[hr]Source : Midi Libre – Sophie Guiraud, le 15 mai 2011 – Photo  : Olivier Demols



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